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lundi 17 mai 2010

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Création de la marque otobécane

(Didier Mahistre)

Les hommes de la otobécane

                                 Abel Bardin                             Charles Benoît                                      Jules Benezech

-         Le 11 décembre 1924 chez Me Manceaux notaire à Pantin, s’associent MM. Abel Bardin ;  Charles Benoît et Jules Benezech pour constituer entre eux à compter du 1er octobre 1924 jusqu’au 30 décembre 2023 une société anonyme dénommée Ateliers de la otobécane. Elle reprend l’objet de la société antérieure auquel est ajouté la construction et la vente de moteurs, groupes électriques, motopompes et de tous les appareils dont la construction et le montage ont des analogies avec ceux des machines ou objet qui viennent d’être indiqués ; l’acquisition, la construction, la prise à bail, la revente et l’échange de tous immeubles, magasins, ateliers fond de commerce, etc. ; la participation directe ou indirecte çà toute entreprise ou opérations commerciales ou industrielles se rattachant à l’objet de la société et ce, par voie de société nouvelles, d’apports de souscriptions ou achats de droits sociaux, fusions, alliances… Le fond social est fixé à la somme de 500 000 F divisé en 1 000 actions de 500F.

      MM Bardin et Benôit apportent le bail et les bénéfice de la promesse de vente contenue dans le dit bail pour 1F (symbolique), l'outillage et le matériel de toute nature (50 000F), les matières premières (395 000F), les espèces en caisse (7 013F), les fonds en banque (219 100F), les effets en portefeuille (123 244F), les créances (312055), représentant une valeur de 1 106 424 F. Mais ces apports sont grevés d’un passif d’un montant global de 856 424F dû aux divers fournisseurs (478 404F), pour commission (13 255F), ristournes à acquitter (87 000F) et paiement à effectuer (277 765F).

M. Benezech apporte à la société anonyme des Ateliers de la otobécane,  le brevet, la marque de fabrique otobécane et les droits qui s’y rapportent pour un montant évaluée à 1F – tout aussi symbolique !

MM. Bardin, Benoît et Benezech déclarent se désister définitivement de tous droits de privilège. Pour leurs apports ils reçoivent 500 actions entièrement libérées réparties comme suit : 240 pour M. Badin, 240 pour M. Benoît et 20 pour M. Benezech. La répartition des bénéfices sera extraite des bénéfices nets à hauteur de 30% qui seront divisés en 1 200 parts dont 240 pour M. Bardin, 240 pour M. Benoît et 120 pour M. Benezech et 100 pour M. Pierre Doranjou.

Les 500 actions donnant droit à 500 parts sont distribués aux souscripteurs, à savoir : MM Jean, Jules, Eugène Terouache, né le 18 juin 1890 au Mans (Sarthe) ; Henri, Léon Marchal né le 9 décembre 1893 à Commercy (Meuse).

Cent parts sont remises à  M. Pierre Doranjou à titre de rémunération personnelle du concours que ce dernier a fournir en vue de la constitution de ladite société.

Enfin, le premier conseil d’administration nomme au poste de directeur général M. Abel Bardin, les autres associés sont tous administrateurs.

-         Le 31 janvier 1925 à 11 heures au greffe du Tribunal de Commerce de la Seine (n°75732), MM. Bardin (Abel) et Benoît (Charles), 25, rue de Foucroy, Paris, et 3, place de la République, Villemomble (Seine), déposent la marque otoconfort sous le N° 230.300 pour désigner des motocyclettes.

-         Lee 26 décembre 1925, MM., Bardin, Benoît, Terouache et Benezech s’associent pour créer une société anonyme par action dénommée : Société des Ateliers La otoconfort au capital de 800 000 F sise 3, rue Hoche à Pantin dans l’ex-usine S.I.C.A.M. Or, la première résolution du conseil d’administration est de procéder à la rectification du registre analytique, rectification qui ne peut être effectuée que par un notaire et au vu d’un procès verbal notarial. Le greffe rayera les noms des personnes citées supra et ratifiera du mot « erreur ». Ainsi, il est créé officiellement entre M. Benezech, Maréchal, Darangon et Georges de Grenier Latour né le 5 février 1899 à Marseille, la Société des Ateliers La otoconfort, 42, rue des Grilles à Pantins pour la construction et la vente de motos et cycles à moteur, motos pompes…. M. Abel Bardin est nommé directeur général de La otoconfort. On aura noté que Georges de Grenier Latour eut des rôles d’importances variables dans la société Terrot, consortium créé par Alfred Vurpillot en 1919, avant de devenir l’associé d’Abel Bardin le 26 octobre 1950 (Didier Mahistre).

 La POLYMÈCANIQUE

      M.p désigner toutes fabrications mécaniques se rapportant à l'automobile l'aviation, le cycle, la motocyclette et l'électricité : machines et appareils divers et leurs organes ; déposée le 22 juin 1928, à 15h00, au greffe du Tribunal de commerce de la Seine (N° 25513), par M. Bardin Abel, 25 rue Foucroy, Paris (Didier Mahistre).

De la Protohistoire de Motobécane-Motoconfort

Lire le document complet de Didier Mahistre (en cliquant sur le lien ci-dessus)

 

   La première  otobécane de 175 cm3 à courroie fut réalisée rue Beaurepaire à Pantin.

 MB1 otobécane (Michel)

Version Femme

Cette  otobécane sera fabriquée sans modification à plus de 10.000 exemplaires.

 

 Le succès surprit les deux fondateurs. Après deux ans d'exploitation de la otobécane, il fallait concevoir un nouveau modèle, La otoconfort 308 MC1.

 

  Pour éviter le même nom, une nouvelle Sté fut créée tardivement en 1926 otoconfort. Dorénavant les modèles  otobécane seront photographiés côté gauche et les otoconfort côté droit, servant ainsi les deux catalogues en portant un marquage différent.

  1924/1929 la otobécane, 1930/1939 les blocs moteurs types B et S, 1930/1939 Les bicyclettes à quatre temps et bicyclettes, 1939/1946 la guerre et l'occupation, 1945/1949 D45, Z46, R46, Z2C et le prototype de la Mobylette, 1950/1966 la Mobylette, 1950/1964 Scooters, Vélomoteurs, Motos, 1966/1980 Cyclomoteurs et 80 cm3.

"Retour en 1969 de la marque à la moto" (E-T-A-I)

Prototype 125 otobécane 1969

Voici la photo du 1er prototype de la 125 Standard otobécane

 Ce premier modèle de présérie de la 125 Standard otobécane est différente de la version définitive. La selle est lisse, les combinés ont leur ressort sous un cache chromé, les moyeux de freins sont des Maillard à la place des Grimeca et le boîtier de filtre à air n'a pas sa forme définitive.

  Fin 1969, la  otobécane "125" était présentée aux agents de la marque et à la presse spécialisée marquant le retour de notre N°1 à la moto, le terme exact de "vélomoteur" cadrant mal avec ce bicylindre à cinq vitesses.

 125 Standard otobécane (M. Le Baron)

 

Ballade en Standard (Ganneau)

125 Standard otobécane

  Produite en série dans l'usine de St Quentin, cette machine sous l'appellation "125 Standard", subissant au cours de ses premiers mois de production quelques modifications d'embrayage et recevant des culasses avec filetage pour bougies à culots longs (à partir d'avril 1971) ainsi que des pistons à calotte renforcée, nécessitant le montage  d'une cale de 1 mm d'épaisseur sous le cylindre pour maintenir le taux de compression à sa valeur initiale.

 Par la suite, de nouveaux pistons permirent de ne plus monter de cale sous le cylindre. Parmi les autres  modifications apportées peu après la naissance de cette 125, notons les silencieux recevant des emboutis      permettant de rehausser la béquille centrale, ce qui évite à celle-ci de toucher dans les virages, la garde au sol passant de 10 à 13 cm.

 Les autres modifications apportées au modèle " Standard" sont identiques à celles rencontrées sur les modèles L et LT. 

  

125 Luxe otobécane

Année 1971, apparaît la 125 Luxe. Par rapport au modèle "Standard", il se différencie par :

  • Un équipement électrique plus complet, avec batterie de 6 V, clignotants et dispositif de recharge batterie comprenant redresseur et régulateur constitués par une diode avec dissipateur thermique.

Mars 1972, apparaît la 125 LT. Extérieurement, ce modèle se signale par une nouvelle finition. À la place de l'émaillage rouge cerise métallisé, nous trouvons au choix un bleu Pyrénées, un vert Normandie, un orange Roussillon.

   

125 LT otobécane

125 LT otobécane

 

 Les modèles L et LT reçoivent à partir de février un dispositif appelé M.O.V. qui amène une régulation de tension   dans l'alimentation  des blocs électroniques.  En avril, les éléments de suspension arrière non réglables de marque Aert sont remplacés par des éléments Telesco réglables sur cinq positions. En mai, montage de pistons forgés avec segment supérieur en L. Montage de nouveaux blocs électroniques rectangulaires, nouvelles bobines H.T. rondes, dites à air, et nouveaux capteurs.

 

Tableau de bord

Année 1972, au salon du motocycle, otobécane présenta, une 350 à trois cylindres (2 temps).

Véritable, Photo de presse ( merci à Sylvain Pitaul de m'avoir vendu celle-ci) 

 

Année 1973, le modèle LT1 bénéficiera de toutes les améliorations précédemment énumérées. En outre,  la puissance est portée à 16 ch DIN, nouvelles culasses aux ailettes plus carrées.

   

125 LT1 otobécane (cylindres ronds)

 

Fin 1973, la gamme des 125 comprend la LT1 et la LT2, apparue au salon de Paris, mais dont la sortie n'a eu lieu effectivement que fin février 1974.

 

                   Première génération                                Seconde génération                              Troisième génération

Évolution des culasses qui furent successivement montées

 Les LT1 et LT2 reçoivent un nouveau couvercle d'embrayage et un graissage séparé avec pompe à débit variable en fonction de l'ouverture des gaz (LT2).

125 LT1 otobécane neuve (cylindres carrés)

 

                           125 LT1                                      125 LT2 graissage séparé                                        125  LT1

   

125 LT2 graissage séparé (repérable à son filtre à huile sur le garde boue arrière et le long du cache batterie)

L'Année 1974, otobécane, a livré en petite série une 125 compétition client, dénommée 125 S.

                    Publicité de la 125 S                                                           125 S d'un passionné

 L'année 1975 devait être marquée essentiellement par la sortie de la LT3, très remaniée esthétiquement et techniquement, puisque sur cette 125, on trouvait un frein à disque Grimeca , une nouvelle fourche télescopique Ceriani, un nouveau réservoir, garde boue avant, peint (voir photos version définitive), compteur, compte tours.

 125 LT3 otobécane de présérie

 Il faut noter que cette 125 LT3 otobécane de présérie, avec sa première décoration, avait repris la configuration de la LT2 à graissage séparé (ancien réservoir, biplace, poignée de béquillage, clignotants avant placés à l'arrière de la fixation du phare et le feu stop). On aperçois bien le système de graissage séparé de la  LT2 le  long du carter de batterie et du garde boue arrière. Pour la décoration  du cache de la boite à air, ainsi que le monogramme 125 du cache batterie, ils seront différant sur la version définitive.

Véritable, Photo de presse ( merci à Sylvain Pitaul de m'avoir vendu celle-ci)

1er modèle  LT3

Le premier modèle LT3 otobécane se différencie du second modèle par : (voir photo ci-dessous)

  • Clignotants avant fixés à l'arrière du support de phare.

  • Klaxon.

  • Biplace.

  • Monogramme 125 (cache batterie) et sur la seconde version 125 électronique.

  • Poignée de béquillage.

  • Feu stop.

 modèle définitif LT3

      

                     Bleu Pyrénées                                        Orange Roussillon                                        Vert Alpage                    

  

                                                     Bleu de France                                            Grise (Twin)

            125 LT3 : Le défi Fraais face aux Japonaises 

   Petite histoire

   otobécane, il y a quelques années représentait une part importante du marché de la moto en France.  Puis peu à peu, ce fut la vogue de l'auto, tandis que les motos tombèrent  dans l'oubli et que les acheteurs devinrent rares. Bref, le marché de la moto fit le plongeon ; et otobécane cessa sa production.

 Rassurez vous cependant ; otobécane se reconvertit et devint alors le leader mondial du marché du cyclomoteur, avec ses célèbres "Mobylettes". Mais les ingénieurs continuèrent à travailler sur les motos afin de ne pas perdre la main, pour le cas ou ce serait nécessaire ; et aussi parce que chez otobécane, on aime les motos.

  L'heure de la riposte

  Comble de malchance, quand la mode de la moto, via les U.S.A et la Grande-Bretagne, frappa en France la nouvelle vague, les japonais passèrent à l'attaque avec succès. Mais attention, l'heure de la riposte sonne.    

 otobécane met sa puissance au service de la technique et lance la parade. Les chaînes sont prêtes. 

  Voici la 125  LT3 otobécane

 

  La machine  

  La LT3 est une 16 chevaux. Cherchez plus puissante en 125 cm3 si vous voulez. Elle est équipée d'un allumage électronique à décharge de condensateur ; voilà une réplique aux gadgets. D'autre part, elle possède, un frein à disque à commande hydraulique et deux carburateurs " Gurtner "de Ø 19 à cuve commune. Bien sûr, c'est une cinq vitesses et à graissage séparé.

 Sur la plateforme, elle est incontestablement ce que l'on peut appeler une machine " efficace, une grande routière".  Un banc d'essai célèbre donna les meilleurs résultats en vitesse de pointe, accélération, et souplesse, face aux trois "stars" Japonaises.

 En ce qui concerne la partie cycle, elle possède un cadre double berceau, pointe de la technique otobécane, dans le domaine ; mais son poids ne dépasse néanmoins pas les 92 kg. Là encore otobécane lance le défi. Quant à la consommation, elle mérite, elle aussi une mention : elle est faible pour un "deux temps" preuve de la grande souplesse de la LT3, et de la qualité de ses carburateurs. Le réservoir fait 13 litres, ce qui est, pour le moins copieux.

 Enfin, pour la suspension, la fourche télescopique avant est une fourche "Cériani" et les amortisseurs arrières sont réglables. La LT3 supporte toujours les comparaisons.

  N'oublions pas non plus d'ajouter à cela le bas prix des pièces détachées, de - 20 à - 30 %, meilleur marché et l'omniprésence du service après vente :  3 200 concessionnaires exclusifs et 10 000 agents. Vous ne risquerez pas d'attendre vos pièces détachées pendant trois mois. Voire plus.

LT3 otobécane (Bleu de France) avec sélecteur à gauche

 ******************

  Fabriquée jusqu'en 1980, les derniers modèles seront vendus au compte goutte et peints en gris et avec des décors rouges. Elles seront équipées du moteur initialement destiné à la future LT4 qui ne sera jamais produite. Le moteur est identique au précédent, mais le sélecteur est inversé du coté gauche et le frein à droite. Quelques moteurs seront vendus pour la réparation. Des roues en alliages léger de marque Grimeca seront proposées en option.

    

125 LT3 otobécane sélecteur à gauche "option, roues en alliage léger"

 125 LT3 otobécane

Tableau de production des 125 otobécane (Patrick Barrabes)

Tableau d'identification 125 otobécane

 otobécane lance la version LT3 coupe en 1976. Puis en 1977 la coupe otobécane étant reconduite, une version très légèrement différente de la LT3.

      

                       LT3 Coupe tôle otobécane 1976                         LT3 C otobécane 1977 polyester (Laurent)

Coupe otobécane Version 1977

 

 Regroupement des deux marques otobécane /otoconfort

 Le 10 décembre 1976 au cours d'une assemblée générale, les actionnaires ont décidé que désormais, les produits distribués sous les deux marques otobécane ou otoconfort seront fabriqués sous la seule marque unique

 otobécane.

Document extrait de otobécane Information

otobécane présente sur son stand en janvier 1977, cette très jolie 175 quatre temps sport qui pourrait bien signifier le retour de la marque de Pantin au moteur à soupapes. Cette 175 satisfera plus d'un amateur ! Aucune donnée technique n'a pu être obtenue ce qui permet d'en conclure que c'est un prototype.

175 otobécane à soupapes (M. J.)

Cette machine, la 175 Z 22 fut construite par otobécane à partir de 1949, elle servira de base de travail pour   les machines de trial en 200 cm3 qui en 1962 furent championnes de France. Sur cette moto, seul le moteur et le cadre sont d'origine, tout le reste est de l'accessoire moderne : fourche à grand débattement, amortisseurs Télesco, pneus Michelin, carburateur DE LL'ORTO. Cette machine fut testée sur le circuit de Folembray

Essai sur le circuit de Folembray

Cette 175 a été remisée au goût du jour par M. Bréant et présentée sur le stand otobécane en 1977

 

125 LT4 OTOBECANE

Cette future 125 LT4 otobécane complètement redessinée recevait un volant magnétique de 100 watts afin de supporter un phare à iode. Son moteur, délivrait 16 ch avec une admission à clapets. Elle ne sera jamais produite.

(Musée otobécane)

 

  125 LT4 otobécane avec phare à iode "Jamais produite"

  

  125 LT4 otobécane sans phare à iode et tableau de bord différant "Jamais produite"

   

Moteur  125 LT4 otobécane  "Jamais produite

 

  En 1981,otobécane déposa le bilan, puis fut racheté par Yamaha qui continua sous la marque MBK.

Aujourd'hui des passionnés entretiennent et restaurent ces machines Françaises et nous permettent de les contempler lors d'expositions et de rencontres.

Merci à tous, pour la sauvegarde du savoir faire Fraais et de notre patrimoine.

 

Merci à tous ceux qui, par l'apport de documents photographiques, m'ont permis de construire ce site.

Coordonnées du créateur et Webmaster du site.

Ono-Dit-Biot Jean-Pierre

09.75.31.79.89

jpodb@motobecane-passion.fr

 

 

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La dernière  mise à jour de ce site date du 30/04/10