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350 otobécane
La
350
otobécane
/
otoconfort
sera fabriqué à 779 exemplaires environ. Sa fabrication s'arrêtera en 1976.
Denis LEBOUCQ
membre du MCF
effectue un
recensement de cette
350
otobécane
/
otoconfort
afin de connaître le nombre de ces
machines encore roulantes.
Les propriétaires désireux se faire connaître devront relever le
numéro du cadre et prendre contact à l’adresse suivante
deleboucq@nordnet.fr
Voir aussi
http://home.nordnet.fr/~deleboucq/Motobecane


Maquette du projet D 353 en 1970 (musée
otobécane)

Prototype
350
otobécane
1971 / 1972
surprise
sur le circuit de Montlhéry
Les
responsables de l'usine Française
otobécane
ont
décidé de lutter contre l'invasion Japonaise, en lançant le projet
ambitieux d'une nouvelle grosse moto, mue par un moteur deux temps à
trois cylindres de
350 cm3. Le premier proto. est surpris à Montlhéry, affublé
d'un sigle 900 destiné à tromper les espions, et muni d'un frein
à tambour à l'avant. Réservoir, frein avant et pots seront modifiés dans
la version définitive, présentée sous le nom de code
L3
au salon de Paris en octobre 1972, dernière grosse cylindrée Française
des années 1970 réalisée par une marque historique :
otobécane.
Il y aura un projet de déclinaison en 500 cm3 avec injection
électronique. La
otobécane
L3
fut un
échec commercial, victime de la conjoncture (crise du pétrole en 1973),
de son prix et de ses performances face à ses concurrentes nippones,
malgré une avance technologique en matière d'allumage et d'injection
électronique.
Article de Moto Légende
Musée otobécane Modèle présenté en 1972

350
otobécane
avec phare blanc, comme sur le proto
surprise
sur le circuit de Montlhéry

Pilote essayeur chez otobécane
André Godefroy

Essai en hivers
Au salon du motocycle (1972), otobécane
présenta une
350
à trois
cylindres (2
temps).

(Alain)

C'est Éric Jaulmes qui présenta cette 350 otobécane
(couleur
rouge sang).

Plaque publicitaire
(pour une bière)
en métal représentant une 350 otobécane
(couleur
rouge sang).
Commentaire du Président de la République (George
Pompidou) " il faut du courage
pour s'attaquer aux Japonais" mais on n'en manque pas du coté de Pantin.
Bloc
moteur 3 cylindres 2 temps, face à la route. Cylindres en alliage
d'aluminium chromé dur. Culasse à ailettes panoramiques. Alésage: 53,
course 52,8, cylindres 349,46 cm3, taux de compression 10, puissance 38
cv DIN à 7200 tr/m, vilebrequin à 5 paliers.


Trois
carburateurs Ø 24 à commande groupée par palonnier. Allumage
électronique indépendant par cylindre. Graissage séparé par pompe.
Quatre silencieux d'échappement.

Embrayage à six disques à bain d'huile, boîte de vitesses à cinq
rapports, sélecteur à gauche, cadre tubulaire double berceau,
réservoir de 20 litres, suspension avant par fourche télescopique
hydraulique TELESCO, amortisseur de direction à friction, suspension
arrière par bras oscillant avec amortisseurs hydrauliques réglables,
frein avant 275 mm de diamètre à commande hydraulique, frein arrière à
tambour diamètre 180 mm, chaîne sous carter, moyeu arrière à broche,
béquille centrale et béquille latérale, jantes en alliage léger, phare à
iode, clignotants AV, AR et feu stop fonctionnant sur batterie, tableau
de bord éclairé avec compteur de vitesse et compte-tours, quatre voyants
lumineux de : point mort, charge, phare, clignotants. Montage souple de
tous les équipements.
350
otobécane (Alain)
Les vingt premiers exemplaires de couleur rouge sang, seront livrés aux
concessionnaires
otobécane
otoconfort. A
partir de la vingt et unième, elles seront de couleur jaune, puis bouton
d'or à compter de la cinq cent huitième.


Expo
otobécane-Passion 2009 (N° 31)


Cette
350
otobécane
sera fabriqué à un peu plus de 779 exemplaires. Sa fabrication s'arrêtera en 1976.
Un
ami détient l'exemplaire N° 785
Document à
l'appui, qui atteste qu'un peu plus de 779 exemplaires ont été construit
par
otobécane
(Photo de
Christian)

.gif)

.gif)

.gif)

Dépliant publicitaire français 1973





Dépliant de la
350
otobécane (Alain T.)


Pub.
PURCREM
avec une
350
otobécane
(Laurent) Pinceau retouche de
350
otobécane
(Laurent)




Pub.
350
otocbécane
avec
Éric Offenstadt

350 otobécane
N°38
http://www.pierre-gabriele.com
350 otobécane
rénovée et photo prise par
Denis
350
N°10 (musée
otobécane)

350
otobécane
d'un
passionné
350 otobécane
d'un passionné (Eric)

350
otoconfort
(Denis)

350
otoconfort
(Moto Légende 2006)

350
otobécane
N° 711
(Olivier)

350
otobécane
N° 81
(Alain)

Réunion des 350
otobécane

350
otobécane
(Hollande)
2450 kms



350
otobécane
N° 616
(William)

350
otoconfort
et
350
otobécane
course 2007
(Denis)

La verte, c'est le Proto 500
otobécane
à injection présentée au salon de 1974 et une 350 coursifiée (Denis)

(Merci
Michel
de ta visite)

350
otoconfort
(Michel)


350
otoconfort
d'un passionné (Laurent) avec
la décoration du prototype
500 otobécane

350
otoconfort
"Film
la Gifle" de Claude
Pinoteau avec Isabelle
Adjani, Annie Girardo et
Lino Ventura.







350
otoconfort utilisée dans le film " la Gifle
"


Article publié avec l’autorisation de Thierry
Leraud
350
otobécane :
la gifle !
La carrière d’Isabelle Adjani, celle de Lino
Ventura, ou encore celle d’Annie Girardot, auraient-elles été
différentes sans l’apport de la 350 ? La Gifle,
otobécane
de Claude Pinoteau, met en valeur toute la gamme , otobécane
dont notre 350. Nous avons trouvé sa réplique, un bon argument pour
retracer l’histoire de… l’originale !

Droits réserves
Gifle ou baffe ?
La fin des années
soixante, époque du début des études de notre 350, est le terrain de
culture des controverses. L’esprit libertaire côtoie les affres d’une
récession économique engrangée par un choc pétrolier qui, finalement,
n’est pas pire que celui que nous vivons aujourd’hui. Au sein de la
firme (des ? Puisque
otobécane
et
otoconfort ne font
finalement qu’un), les petits enfants de Charles Benoît, co-fondateur
des marques, tractionnent pour que la firme redevienne un acteur du
monde de la moto. Carole et Stéphane Noblet vont obtenir gain de cause !
Depuis la fin des sixties, les 125 font ce qu’elles peuvent pour
contrecarrer le rouleau compresseur nippon. Des qualités de construction
indéniables, des qualités dynamiques qui ne le sont pas moins, mais les
gauloises pêchent par des niveaux de finition qui ne peuvent pas
soutenir la comparaison. Les premières études se font non sur un trois
pattes, mais sur un twin façon Suzuki T 500. C’est Charles Benoît,
cofondateur de la marque qui annonce à l’occasion d’un pot de fin
d’année - « Ce qu’il nous faut, c’est un trois cylindres, pas un
twin ! ». Pas tort ! Justement, qu’est-ce qui est érectogène, en ces
temps de pavés cloués au sol, pour les post-ados ou pré adultes (c’est
vous qui voyez) ? … Réponse : les missiles à roulettes deux-temps,
égéries de chez Kawasaki, ou de chez Suzuki. Qu’à cela ne tienne, il n’y
a qu’à faire ce que les Japonais ont fait à la fin des années
cinquante : copier et améliorer. Notre fabrique nationale va
parfaitement faire les deux. Sans susciter de réelle passion. On ne
quitte pas l’histoire de la moto durant près de dix ans (de 1963 à
1969…) sans s’en remettre… Il faut dire qu’initialement, l’ingénieur de
la maison : Eric Jaulmes, ne voulait pas entendre parler de deux temps.
Au sein de l’usine, en l’absence de l’ingénieur, des équipes
travaillaient sur ce projet. Il n’y avait donc pas d’unité de travail
(Source : Patrick Barrabès, historien reconnu de la marque). Jaulmes
finira par adhérer à la réalisation. Il ira même plus loin en lui
greffant l’injection. Avec 779 exemplaires construits, et 600 vendus, la
350 a raté de peu… le succès… Et s’est finalement pris une gifle, mais
pourquoi ?
Broyées !
Le vice-président du
otobécane
Club de France : Thierry (comme moi, ça aide…) m’ouvre la porte
de ses réserves – « Tu veux laquelle ? Une jaune, c’est celle que
j’ai depuis 1976, ou la bleue qui est la réplique du film « La gifle » ?
– Le journaliste avide d’accroche penche pour l’exemplaire
quasi-unique proposé. L’association gifle commerciale et l’iconographie
cinématographique ne peut être ratée. Mais bon Dieu, en la sortant de la
grange, avec tout le recul que décident plus de trente ans d’histoire,
on la trouve fabuleuse cette pétoire. Pas étonnant qu’il faille
aujourd’hui débourser plus de 5 000 € pour l’un des 250 exemplaires
survivants… Ah je vous vois là ! 779 exemplaires fabriqués, 600 environ
vendus, où sont passés les autres ? Ben, quelques uns ont été démontés
afin d’alimenter le réseau en pièces détachées et le reste a été passé à
la benne, à Saint-Quentin, avec les larmes des ouvriers qui entendaient
craquer les optiques sous les coups de la presse. Coups de la presse ?
Encore, mais celle du papier, les journaleux de l’époque qui étaient
déjà passés par là, en scellant de destin d’une machine qui valait mieux
que des comparaisons. En 2008, ni une Kawasaki trois cylindres, pas plus
qu’une Suz’ GT 380 ne démarre aussi facilement qu’elle après une période
d’immobilisation. C’est un signe. Pas le seul. La qualité de fabrication
est là. Pas beaucoup d’oxydations, mais surtout une technologie qu’on
n’imaginait pas aussi pérenne dans le temps. L’allumage électronique y
est pour beaucoup. On peut pester contre ce titillateur de carbus – pas
de vrai starter - en provenance des cyclos des années soixante, mais
sans en abuser, il assure une mise en route certaine. Fumant ! Dans
toute l’acception du terme. Sur cette machine, les cylindres sont
chromés dur, une caractéristique de la marque. Bilan, l’huile ne colle
pas aux parois des cylindres, et comme nous avons à faire à un
deux-temps, donc à des carters pompes, l’huile résiduelle est brûlée
lors des premiers kilomètres. La trois et demi se prend alors pour des
Fouga Magister de la plus belle époque de la patrouille de
France, c’est anti-écolo, mais vachement amusant (on peut encore
rire ?). Gare aux andouilles qui voulaient réduire le débit de la
pompe à huile. L’ensemble pistons cylindres résistait bien au mauvais
traitement, mais le vilebrequin : non ! Le serrage était alors synonyme
d’avaries irrémédiables. Et ce n’étaient pas les concessionnaires,
agents ; qualifiés aujourd’hui de marchands de meubles, et gentiment par
leurs amateurs à part d’honorables et méritoires exceptions, qui
pouvaient y pallier.
Géniale ou inepte ?
Y a pas, prendre le guidon de la belle détonne. Pas
pour sa mise en route : tout à fait évidente. La syncopée de la
mécanique fait allusion à une Jawa 350, un twin donc, mais pas à un
trois pattes, au moins au ralenti, les choses s’arrangeant les tours
s’alignant. Mais peste, à quoi correspondent ces commandes au guidon ?
Pas une indication, c’est l’aveuglette, avec le sentiment d’un
accastillage d’une barcasse gréé sur un Melody (NDR : chantiers de
l’Atlantique, désormais chez Jeanneau, 10 mètres 25, coque alu, une
merveille, cherchez…)… Fallait faire travailler Saker,
d’accord, mais z’auraient pu se sortir les doigts des gants… Les choses
ne s’arrangent pas coté loupiottes. Le témoin de point mort est
inopérant au moindre rayon de soleil, et ses potes de clignotants et
autres pas plus efficients. Vous savez quoi ? On s’en fiche ! La rage
d’une Kawasaki concurrente est éliminée, car décalée. Elle est sportive,
qu’elle le reste. La GT 380 Suzuki, évoquée plus haut, a beau se la
jouer avec sa boite à six rapports : sur la route, la Française est
toujours devant. Efficacité donc.
Des détails qui l’ont tuée ?
Le premier point négatif pour l’envolée économique
de la 3 ½ qui apparaît ne doit rien au staff
otobécane.
En 1972, peu après la présentation de la machine, un certain Valéry
Giscard d’Estaing, alors ministre des finances de Georges Pompidou, a la
bonne idée de faire passer la TVA de 23 à 33% pour les machines dont la
cylindrée dépasse 240 cm3. Par ailleurs, si
otobécane
revendique son réseau de 20 000 concessionnaires et agents, la réalité
est toute autre. Seulement 5% de ces échoppes vont tenter l’aventure
moto. Il faut dire que l’acquisition obligée d’un stock de 6 000 francs
de l’époque, de pièces détachées inutiles, tel l’alternateur
parfaitement fiable, n’était pas de nature à convaincre. Enfin,
otobécane
commençait à connaître des difficultés financières. Les développements
techniques envisagés, telle l’injection électronique, ne pouvaient plus
être financés pour la série (source Alexandre Kermorgant, alors en
charge de la technologie injection). Pourtant, c’est avec cette
injection particulièrement novatrice que la 3 ½ aurait joué sa carte.
Alors que la version à carbus revendiquait 7,5 litres à 5 000 tr/mn,
l’injectée se contentait de 3,7 litres. Plus fort : à pleine charge,
soit 8 000 tours, il fallait 12 litres aux carbus contre seulement 8
pour celle équipée d’injecteurs Bosch issus du catalogue de la
marque, mais très modifiés (et non ceux d’une Citroën DS 23
comme souvent écrit). Malgré toutes ces qualités, seule une dizaine
de machines ainsi alimentées seront construites. Mais alors, la 500 qui
a été présentée en 1974, pipeau ou pas ?
La suite, 500 injection : mythe ou réalité ?
Dans une livrée verte qui, ironiquement est la
couleur des Kawasaki d’usine, la 500 impressionne. Sur les clichés
d’époque, on peut noter que les cylindres présentent dix ailettes,
disent fièrement (et encore aujourd’hui…) les journalistes. Sauf que
c’est aussi la caractéristique du 350… Nous avons donc retrouvé les
bonnes infos. Deux blocs ont été construits. A la base : un 350, porté à
500 mais chemisé (l’original a des cylindres chromés dur). Michel
Guichard, alors en charge des essais spéciaux, est formel – « ce
moteur n’a tourné qu’au ban, puis a serré… Les 500 vues dans la presse
étaient des 350 parées des autocollants ad hoc ! ». Fin de
l’histoire ? Pas vraiment, pas si sûr. La 500 elle existe, elle est même
en train de se refaire une santé. Son propriétaire la tient d’une
histoire jamais franchement écrite. Dans les années 80, Motobec boit le
bouillon. L’usine est démantelée de son contenu. Eric Jaulmes, ingénieur
historique de la marque fait ce qu’il peut pour sauver ce qui peut
l’être. Des protos inouïs… Et notre 500, il la confie à un très gros
concessionnaire et actionnaire de la marque. Tous ses équipements sont
neufs. La commande de frein est grippée, car n’ayant jamais servi.
Pneumatiques, réservoir vide, le tout : raide de neuf ! Explication : la
500 n’a jamais roulé, sauf d’une remorque à l’autre. Des plastiques
neufs siglés 350 ou 500 montrent que c’est la même machine qui a servi à
plusieurs présentations. Son moteur ? Un des deux blocs serrés au ban.
Sa cylindrée est à vue de nez de 470 cm3, à vérifier. Un jour de ce 21ème
siècle, la 500 roulera… Le trip absolu !
Rare aujourd’hui, avec des qualités qui se moulent
dans les restrictions routières, la 350
otobécane
ne peut faire que regretter cette absence de succès commercial qui
l’aurait rendue… plus abordable, pour le collectionneur !
Sans le
otobécane
Club de France, sans Thierry Pavan, Yves Kerlo (www.kerloclassic.com),
Claude Jeunesse (Bureau d’études
otobécane
et responsable réseau
otobécane/
Moto-Guzzi / Benelli, Michel Guichard (ex chef des essais spéciaux),
Alexandre Kermorgant (L’un des pères de l’injection) cet article
n’aurait pas existé…Merci à lui, à eux !
A l’atelier
Un trois cylindres deux temps, ce n’est jamais que
trois monocylindres deux temps (merci Rétro 2). Sur le papier, c’est
donc simple. C’est vrai pour l’époque, ça l’est un peu moins pour
l’année 2008. Rien n’est franchement rédhibitoire, comme pour tout
collector qui se respecte. Ainsi, si vous trouverez sans difficulté chez
Paulstra les joints spi de vilo indispensables à toute expression du
moulbif, ce sera un peu plus compliqué pour ses roulements. Il faut
taper dans des catalogues existants, et faire retailler les cages.
Beaurain, à Fontenay sous Bois s’en charge : 01 48 75 77 60. Coté
carburation, des réglages de synchro s’imposent, mais on a aussi ça sur
les modernes. En revanche, les puits d’aiguilles s’usent, et là, il faut
les faire refaire. Les pointeaux ont aussi la fâcheuse tendance à se
mettre de travers et à se coincer, et là ça pisse l’essence … Le bon
réglage des flotteurs est donc très important. Coté entretien,
surveillez le filtre situé à l’embase du réservoir d’huile qui peut se
colmater si une huile de mauvaise qualité pourrie de paraffine y est
allée s’y promener. Le circuit électrique réclame des observations de
routine de serrages de cosses, de badigeonnage d’antioxydants pour
contacts électriques. On remplace juste les bougies d’origine
(introuvables aujourd’hui) par des NGK B8ES avec un écartement réglé à
0.4 mm. Pour tout le reste, vous serez étonnés du peu de complexité
d’assemblage des éléments, en tous cas moins que chez ses
concurrentes !
Les impressions à son guidon
Je ne sais pas trop ce sur quoi je suis
monté… Le gabarit est celui d’une moyenne cylindrée d’époque, avant la
mise en selle. Un fois installé, l’impression est toute autre. La
triangulation guidon selle repose-pied fait penser à une cylindrée
supérieure. C’est surtout vrai au niveau des jambes, particulièrement
écartées à l’arrêt. C’est tout de même vachement important de ne pas se
sentir à l’étroit –vieillissant en même temps que ces montures, j’aime
prendre mes aises – La passagère va apprécier aussi la ‘tobec. La selle
est confortable, les repose-pied très bien implantés, il va lui manquer
les poignées de maintien, qui sont au mieux celles de béquillage, trop
basses et trop en avant, enfin moi, si j’étais passagère, je serrerai le
pilote… Faut savoir prêcher en sa paroisse, non mais ! Avant les
premiers tours de roues, j’aurai pu remarquer que : le kick kicque, ça
démarre au poil. Que la béquille débéquille, sans effort. Elle béquille
tout autant dans le sens inverse. Une fois attaché à user les
repose-pied, la mécanique bien plus alerte que ne le laissait suggérer
un ralenti agricole, enchante. Le moteur est plein – les travaux isodyne
(*) de la firme se font remarquer. La 350
otobécane
est une sacrée routière. Un regret, la firme aurait dû la sortir en 500,
puis en 350, l’histoire aurait changé, c’est évident !
* couple constant ou qqc comme ça
L’avis de son propriétaire
Thierry Pavan :
les proprios –« Je roule sur le traîneau du père Noël depuis
trente-deux ans !»
Thierry s’est acheté sa 350, neuve, il l’a
toujours ! –« Pourquoi une
otobécane?
Tout simplement parce qu’à l’époque, il y avait un voire deux
concessionnaires ou agents par ville (NDR : Un
otobécane
et un
otoconfort), inutile donc
d’aller chercher ailleurs. Et puis cette trois et demi, elle avait une
allure de voyageuse, chose que les Japonaises de l’époque ne
revendiquaient pas forcément. J’ai donc fait de sacrés beaux voyages
avec elle. A sa sortie, tout le monde en disait du mal, sauf ceux qui la
possédaient… Les autres ne la connaissaient pas, quand ils ne l’avaient
tout simplement jamais vue… A l’époque, sa concurrente s’appelait Suzuki
GT 380. Sur le papier, sa boite à six rapports était sensée faire la
différence. Sur le papier. Car sur la route, une
otobécane
est toujours devant. Elle est mieux équipée sur bien des points :
allumage, éclairage, freinage, confort. Et ce carter de chaîne ? J’ai
changée la mienne deux fois en 50 000 km, et seulement deux jeux de
pignon et couronne ont suffit pour ce kilométrage…
Roman mécanique : la 350 se la raconte…
Je suis un trois cylindres deux temps d’une
cylindrée de 349,46 cm3. Alimentée par trois carburateurs Gurnter de Ø
24 commandés par palonnier. Ainsi alimentée, je délivre 38 cv obtenus à
7 200 tr/mn. Ma légèreté est une de mes qualités avec seulement 168 kg!
Mon allumage est électronique, à décharge de condensateur. Aujourd’hui,
si vous voulez m’acquérir, sachez que récemment, une de mes sœurs en
parfait état s’est échangée contre 5 500 €. De 3 500 à 4 000 €
représentent la norme de mon acquisition. Une fois en selle, vous
taquinerez les 160 kmh,
Moto 2 septembre 2008 (Thierry Leraud)
Présentation de la réplique de
la
350
otoconfort utilisée dans le film " la Gifle
" à l'expo Motobécane-Passion

350
otoconfort
(Thierry
P.)

Réplique
de la
350
otoconfort utilisée dans le film " la Gifle
"
(Thierry)

350
otobécane
injection
électronique
Quatre
350
otobécane
à
injection seront fabriquées, dont une sera expédiée aux États Unis (Sté
MERCURY).
Injection directe dans les 3 cylindres par dispositif de décharge
contrôlée par condensateur, déclanchée par capteur électromagnétique, un
circuit indépendant par cylindre. Le contrôle de l'impulsion est
effectué par un calculateur analogique qui
reçoit les informations relatives aux conditions de fonctionnement du
moteur et détermine la quantité d'essence exactement adaptée au
remplissage, d'ou puissance accrue aux bas régimes, meilleurs reprises
et meilleur régularité cyclique.
Le
rendement du moteur est considérablement augmenté, la consommation
d'essence réduite de 30 à 50% suivant les régimes, et la pollution
diminuée d'une manière très sensible.

Moteur à injection (P. Barrabes)
350
otobécane
à injection


350
otobécane
Gendarmerie ou Police
En
1976, otobécane
répond à un appel
d'offre des pouvoirs publics en présentant une
350 destinée à la gendarmerie. Dix seront livrées, se sont
des versions avec un cadre rallongé, simplement peintes en blanc avec la
décoration des modèles à injection. Elles sont équipées d'une selle
raccourcie et d'un boîtier destiné à recevoir un appareil radio.
Malheureusement pour la marque, celle-ci ne sera pas retenue (P.
Barrabes).



350
otobécane
(Gendarmerie)

Photo extraite d'un document
otobécane

350
otobécane
avec cadre rallongé

350
otobécane
avec cadre rallongé (Denis)

350
otobécane
course
Quelques
350 iront effectuées quelques tours de roue sur les circuits. Celle-ci
participera au Grand prix d'Espagne en septembre 1974 avant
qu'Éric Offenstadt quitte définitivement otobécane.
Équipée de la partie cycle SMAC avec un cadre fondu et des roues conçues et
commercialisées par "Pépé" (P. Barrabes).

Michel Baloche pendant la préparation de la
350
otobécane
Grand prix

350 otobécane Course, présentée en 1974 au Paul Ricard (pilote Éric Offenstadt)
M. Leg.

Premier roulage de la deuxième
350 par Christian Huguet en décembre 1975 à Folembray
350 otobécane Course 1976 (Ganneau)


350
otobécane
(version perso)

350
otobécane
course 2007
(Denis)

350
otobécane
côte côte

otobécane
réalisa en 1976 une
350 pour le rallye Côte d'Ivoire Côte d'Azur, ancêtre du
Paris Dakar.
Assemblée
par Yves Kerlo et J-Pierre Camino, un prototype sera engagé dans le
deuxième côte côte (Adbijan-Nice) en 1976,
aux mains de Remy Louvel.






350
otobécane
Côte
Côte
(P. Barrabes)




Présentée à Moto Légende 2009


http://www.kerloclassic.com

Prototype
500
otobécane

En
1974, une
500 otobécane
sera présentée au salon de Paris sur la base d'une
350
otobécane. Seul constructeur Français à s'opposer au déferlement
Japonais,
otobécane s'est taillé un beau succès en exposant impromptu au salon
de la moto un "gros cube" à injection direct. Ce système outre
qu'il améliore le rendement du moteur, diminue notablement la pollution
et réduit la consommation d'essence de 30 à 40%.
otobécane
pensait déjà à la protection de l'environnement.
Mais, celle-ci ne sera jamais produite.
Dans l'année 1980
otobécane
dépose le bilan, Eric Jaulmes, ingénieur de la marque sauve ce qui peut
l'être. La
500 otobécane est confié un concessionnaire et actionnaire. Elle est la propriété de
Philippe-Henri Leroy. Le moteur est l'un des deux blocs qui ont serrés
au banc. Et oui, cette
500 otobécane
existe et elle reprend vie.

http://home.nordnet.fr/~deleboucq/Motobecane
500 otobécane
(J-Marc)
Fiche technique
Moteur
: 3
cylindres 2 temps refroidis par air, Cylindrées : 478,5 cm3
, Alésage x course : 62 x 52,8 m/m, Taux de compression :
1 : 1, Puissance : 55 CV à 7500 t/m, Alimentation :
Injection électronique indépendante sur chaque cylindre, Allumage
électronique (alternateur 100w), Graissage : séparé,
Embrayage : 6 disques dans l'huile, Boite de vitesse : 6
rapports, sélecteur à gauche, la partie cycle est identique à celle de
la
350
otobécane,
frein avant à disque et phare à iode.
 
Schémas de l'injection électronique)



500
otobécane Injection (prototype)
500 otobécane au salon de Paris (jamais produite)

Corps et aiguille d'un injecteur
Coupe d'un injecteur

Les trois injecteurs et le boîtier de commande électronique


Proto 500
otobécane
à injection présentée au salon de 1974
Moteur à injection électronique
Pub. de la
500 otobécane au Japon Pub. Française de la
future
500
otobécane

500
ou
350
otobécane
course
?

Photo 1
(Photo 2)

Photo 3
Photo 4
otobécane,
qui a confie à Éric Offenstadt le soin de mettre au point une 125 Grand prix,
parait décidée de préparer une 500
pour participer aux championnat du monde. Cette
500 sera vue au Grand prix de
Hollande, à Assen le 30 juin 1974.
Le bas moteur est celui de la
350 de série juste monté pour le
gabarie (Photo 2), mais les cylindres et les pistons,
actuellement en préparation, sont réalésés pour porter la cylindrée à
480 cc. La boite sera à six vitesses, l'embrayage est à sec et troué
pour permettre la ventilation. Les carburateurs sont des Mukini de 34
mm. La puissance espérée est de 75 cv à 10.000 tours.
Le moteur de la
500 est monté dans un cadre fondu
qu'Éric avait présenté au salon de 1973. La poutre (Photo 1)
contient de l'essence, qui reçoit un autre réservoir. La pompe à
graissage a été maintenue, avec 3% d'huile (Motul 344
E) sera mélangée à l'essence.
Cette moto pèse 110 kg environ, malgré l'utilisation de magnésium pour
le bras oscillent (Photo 4), le moteur est lourd (10kg de plus
qu'une Yamaha). Les cylindres sont ceux de la série, refroidis par air.
Mais d'autres cylindres seront mis en chantier pour être refroidis
par eau pour cette 500.
La partie cycle ne posera pas de problème de mise au point, car Éric a
déjà tourné à Rouen (Circuit Rouen les Essarts)
avec le cadre fondu.
La fourche Marzocchi (Photo 3) est montée avec un seul disque.
Les trois allumages électroniques seront fixés devant la fourche. Sous
la poignée gauche, il y a l'amortisseur de direction (Photo 1)
Le carénage sera sans bulle, avec un déflecteur qui déviera l'air pour
qu'il passe au dessus du pilote. Les roues sont équipées de jantes en
magnésium SMAC et sont en 18. Le pneu avant est un 3,50 x 18 et
l'arrière un 4,25 x 18 (Michelin). L'empattement est 1,37mm et l'angle
de chasse 26°. (Moto Journal du 20 juin
1974).

Aujourd'hui des passionnés
entretiennent et restaurent ces machines françaises et nous permettent
de les contempler lors d'expositions et de rencontres.

Merci à tous, pour la
sauvegarde du savoir faire
Français
et de notre patrimoine.
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